La Cie DK59

En 2000, Gilles Verièpe fonde sa compagnie à Dunkerque, implantée depuis 2016 à Gentilly en région parisienne. De création en création, au fil de riches collaborations, Cie DK59 s'est imposée dans le paysage de la création chorégraphique contemporaine grâce à une esthétique forte et très identifiable. Le répertoire de la compagnie se caractérise par sa cohérence en termes d'écriture chorégraphique, et par son large éventail de formats, permettant de s'adresser à des publics variés au sein de structures diverses.

Depuis sa fondation, Cie DK59 construit un échange artistique avec le public, basé sur le partage, aussi bien à travers ses créations que via des actions de sensibilisation à l'univers chorégraphique de la compagnie auprès de divers destinataires.

Depuis 2019, Gilles Verièpe est artiste en résidence au Théâtre des Bergeries de Noisy-le-Sec, après l'avoir été au Théâtre de Rungis (2016-2018), La Briqueterie CDCN du Val de Marne (2013-2015) et au Centre Culturel d'Arques (2009-2012).

Son écriture chorégraphique repose sur un souci constant d'évocation qui se situe au cœur de ses créations. Il s'agit de donner à vivre des sensations physiques, de les exprimer et de les transmettre. L'abstraction de la danse, résultat d'un travail d'écriture chorégraphique, concourt à cette évocation : loin d'imposer une lecture, elle stimule l'émotion du public et touche au plus intime de chacun. Cette manière et cette matière chorégraphiques - l'écriture abstraite de l'évocation - donnent naissance à une forme contemporaine classique, qui aurait dépassé le baroquisme postmoderne et ses incarnations les plus récentes, de la danse-théâtre à la non-danse. On reconnaît la danse de Gilles Verièpe à une inventivité et une originalité qui transcendent les modes pour inscrire la création dans le change de la durée.

La danse de Gilles Verièpe, dont l'écriture très composée laisse une place certaine à l'improvisation, prend sa source dans des intuitions liées au quotidien du mouvement, qui parfois se donne à voir directement, quand se trouvent mis en scène telle danse ordinaire, tel geste quotidien, tel mouvement banal : effet de dissonance qui contribue à la dimension ludique de la chorégraphie, jeu sérieux qui n'oublie pas le jeu sous le sérieux. Le ludique, jamais complaisant, jamais condescendant, trouve encore à s'exprimer dans d'autres effets de dissonance, quand les corps ne sont pas toujours exactement là où on les attend, ni comme on les attend : ce corps relâché quand la tension est à son comble, ce geste déplacé quand l'épure se dessinait, cette laideur soulignée quand la beauté s'entrevoyait... A regarder une pièce de Gilles Verièpe, on sourit souvent d'aise - parfois de malaise : lorsque l'évocation de l'émotion dévoile l'intime mieux que tout discours.

 

La Cie DK59 est soutenue par le Conseil Régional d'Ile de France dans le cadre de la Permanence Artistique et Culturel, le Conseil départemental du Val-de-Marne dans le cadre de l'aide à la création et du conventionnement.

La Cie DK59 est soutenue par le Département de Seine-Saint-Denis.

Gilles Verièpe

Gilles Verièpe est danseur, chorégraphe, pédagogue.

 

Danseur...
Gilles Verièpe, né en 1975, s'initie à la danse dès l'âge de 13 ans au sein de l'école municipale de Cappelle-la-Grande, près de Dunkerque, dans le Nord, puis, à 15 ans, à l'école de danse M.-C. Favre à Lyon. Il poursuit ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris en 1991, où il interprète des chorégraphies de Maguy Marin, Dominique Bagouet, Claude Brumachon. Il obtient son diplôme en 1994 avec la mention très bien.

À sa sortie du Conservatoire, il est engagé dans la Compagnie de l'Alambic dirigée par Christian Bourigault, où il participe à la création de la pièce Le chercheur dort. En décembre 1994, il danse pour Andy Degroat dans le cadre d'un court-métrage. Il entre en 1995 dans la Compagnie Philippe Saire basée à Lausanne où il danse Vacarme et participe à la création de Palindrome. En 1996, il intègre le Centre Chorégraphique National de Caen, dirigé par Karine Saporta, où il reprend les rôles dans Le bal du siècle, L'impure, L'or ou le cirque de Marie. Il participe à la création de la pièce Le spectre ou les manèges du ciel.

De 1996 à 1999, Gilles Verièpe est membre du Ballet Preljocaj, Centre Chorégraphique National d'Aix en Provence ; il interprète Noces, Parade, Roméo et Juliette, Liqueur de chair et participe à la création de Paysage après la bataille. En 1999 il rejoint pour deux ans Charleroi/Danses, dirigé par Frédéric Flamand, où il reprend des rôles dans Muybridge et Moving target et participe à la création de Métapolis.

Après la création de sa compagnie en 2000, Gilles Verièpe poursuit des collaborations ponctuelles avec certaines des compagnies qu'il avait intégrées et participe, en 2009, à la création de Hanjo sous la direction de Philippe Asselin avec l'Espace Pasolini Théâtre international. Depuis ses débuts de chorégraphe jusqu'à aujourd'hui, il danse comme interprète dans certaines de ses pièces, et revient régulièrement à une forme chorégraphique spécifique, le solo, qui lui permet d'exprimer, comme interprète de sa propre danse, le lien étroit qu'il éprouve entre interprétation et création chorégraphiques.

 

...Chorégraphe...

Gilles Verièpe crée ses premières pièces chorégraphiques quand il est encore membre du Ballet Preljocaj : en 1997 il interprète sa première création, un solo intitulé L'homme est derrière son regard comme derrière une vitrine. L'année suivante, il crée Kippec, conte chorégraphique coloré et ludique pour le jeune public.

En décembre 2000, il monte la Compagnie Gilles Verièpe et crée deux pièces : Emma, un duo sensible sur une musique de Schubert, et Egon, portrait(s) de famille, un trio inspiré d'Egon Schiele. Suit, un an après, Zich, un solo en silence sur l'intime, que Gilles Verièpe interprète lui-même.

Mambo !, quintette divertissant mettant en scène les années 1950, est créé en mars 2002. En 2003, Petite anatomie, pièce instinctive sur le corps, réunit sur scène six danseurs et un photographe.

En 2004 et 2005, Gilles Verièpe danse régulièrement auprès de la chanteuse Emmanuelle Bunel, pour laquelle il crée et danse la chorégraphie des pièces Carnet de voyage et Partir !.

Egon, Emma und Zich, créé en 2005 à partir du matériau de trois pièces précédentes, est un trio sur la séduction, la sensualité, la manipulation. En 2004 un autre trio, féminin celui-là, Spinning, met en scène la tension entre plaisir et liberté (il est présentée au festival Off d'Avignon l'année suivante).

En 2006, Gilles Vérièpe crée Zoet, quintette masculin sur la septième symphonie de Beethoven et se voit commander une pièce par la Clef des chants : ce sera Everglade, spectacle pour jeune public mêlant le piano, le corps et la voix.

Après son troisième solo, Phrygian Gates, en 2007, il crée l'année suivante Don Quichotte, itinéraire d'un chevalier errant, pièce littéraire et chorégraphique, puis, en 2009, un quatuor itinérant, Petite formes dansées.

For your love, ballet jubilatoire pour deux femmes et un homme, est créé en 2010. Suivent, en 2012, Le Carnaval de Saëns, pièce pour jeune public, et le duo Gilles & Yulia en 2013. En 2014 et 2015 seront créé She-mâle, pièce pour sept danseuses, et E-scape quatrième solo interprété par Gilles Vérièpe. En 2016, il rencontre Ingrid Thobois, écrivain avec laquelle il crée L'architecture du hasard » dans le cadre de Concordan(s)e.

En 2016, il rencontre Ingrid Thobois, écrivain avec laquelle il crée L'architecture du hasard dans le cadre de Concordan(s)e et il crée KUBE, pièce jeune public, mêlant danse contemporaine et vidéo numérique inspiré des univers picturaux de Malévitch, Mark Rotkho et Mondrian.

En 2018, il collabore avec le metteur en scène Côme de Bellescize pour L’Histoire du soldat de Stravinsky avec Marie-Christine Barrault, Davy Sardou et Dominique Pinon. La même année, il crée Les éternels avec l’écrivain Ingrid Thobois sur le thème du transhumanisme. En 2019, il crée Rouge Chaperon, conte chorégraphique avec trois danseurs et un batteur sur scène.

En 2020, il collabore avec le cirque australien Casuc Circus pour créer Si’i, mêlant danse et cirque sur le thème de l’élévation et de la marche.

 

...Pédagogue.

Titulaire du Diplôme d'État en 2000, Gilles Verièpe a enseigné ponctuellement dans divers centre de formation, à l'école du Centre chorégraphique national de Roubaix dirigé par Carolyn Carlson, à l'école du Balleteatro de Porto au Portugal, au Centre méditerranéen de la danse contemporaine de Tunis.

Il donne régulièrement des ateliers auprès de divers publics, particulièrement en milieu scolaire (de la maternelle à l'université) : cette activité de pédagogue n'est pas accessoire pour Gilles Verièpe, qui ne conçoit pas son travail artistique en solitaire, mais dans un partage avec les collaborateurs de sa compagnie et dans un échange artistique avec ses publics.

 
 

Spectacles

Calendrier

Si'i

> 26 novembre 2022 : La Barcarolle - Arques (18h)

> 29 novembre 2022 : Palais du Littoral - Grande-Synthe (20h)

> 6 décembre 2022 : Les Salins - Martigues (20h30)

> 9 décembre 2022 : Théâtre Municipal - Béziers (20h)

> 13 décembre 2022 : Théâtre de la Fleuriaye - Carquefou (20h45)

> 31 mars 2023 : Cirque Elbeuf (20h30)

1er avril 2023 : Cirque Elbeuf (18h)

> 2 avril 2023 : Cirque Elbeuf (15h)

> 6 avril 2023 : Théâtre du Vésinet (14h et 20h45)

 

Boléro

>15 décembre 2022 : Le Pavillon Noir-Ballet Preljocaj - Aix-en-Provence (15h)

> 16 décembre 2022 : Le Pavillon Noir-Ballet Preljocaj - Aix-en-Provence (10h et 14h30)

> 17 décembre 2022 : Le Pavillon Noir-Ballet Preljocaj - Aix-en-Provence (14h30 et 17h)

> 15 mars 2023 : Théâtre des Bergeries - Noisy-le-Sec (15h)

> 16 mars 2023 : Théâtre des Bergeries - Noisy-le-Sec (10h30 et 14h30)

> 17 mars 2023 : Théâtre des Bergeries - Noisy-le-Sec (10h30 et 14h30)

> 18 mars 2023 : Théâtre des Bergeries - Noisy-le-Sec (18h)

> 3 avril 2023 : Théâtre André Malraux - Chevilly-Larue 

> 13 avril 2023 : Centre d'Art et Culture - Meudon (14h15)

> 22 avril : Atmosphère-Espace culturel Jean-Montaru - Marcoussis (17h)

 

Presse

Rouge Chaperon, conte chorégraphique

" Gilles Verièpe joue avec l'ambiguïté des personnages et c'est là qu'il réussit à déplacer "l'angle de vue pour proposer une autre vision des choses." "

Françoise Sabatier-Morel - Télérama - Janvier 2019

 

 

KUBE

Kube ne peut laisser indifférent car elle transforme l'attitude du spectateur, celui-ci n'est plus face à l'oeuvre mais s'immisce dans la peinture. Une histoire qui s'écoute au fond de soi."

Mireille Petitgenet - Luxembourg Wort - Février 2017

 

 

L'architecture du hasard

" Un petit bijou de bonheur, de plénitude, de littérature et de danse."

Sophie Lesort - Danser - Avril 2015

 

 

She-mâle

" Mélange de violence et de séduction, de mâles postures d’autant plus incongrues que les sept interprètes sont aussi sensuelles que féminines."

Philippe Verrièle - Wordpress - Mars 2015

 

" Ces sept femmes sont cependant toutes bien typées et réellement remarquables, chacune dans sa singularité, qu’elles soient mères, amies, amantes, domestiques, gouvernantes, cheffesses ou, tout simplement, femmes."

J.M. Gourreau - Critiphotodanse - Mars 2015

 

 

Le Carnaval de Saëns

" L'univers dépeint est un beau et joyeux bestiaire où ce trio s'amuse autant à l'évoquer que nous à l'observer."

Brigitte Lemery - La Voix du Nord - Février 2013

Entre les rayures du zèbre

“ Gilles Verièpe laisse vraiment parler en liberté sa sensibilité de chorégraphe et cela donne à sa danse une valeur supérieure.”

Antonella Poli – Note Di Danza – Octobre 2010

 

“ Il est rare aujourd’hui chez nos jeunes chorégraphes de pouvoir admirer une œuvre d’une telle rigueur, qui plus est d’une telle musicalité, et dansée avec autant de vigueur.”

J.M. Gourreau – Critiphotodanse – Octobre 2010

 

Petites formes dansées

“ La précision et la qualité de l’écriture du mouvement, ainsi que le soin apporté à l’exploitation de l’espace, n’est pas sans nous rappeler la grâce désinvolte d’un Dominique Bagouet.”

A. Laignel – Le Quotidien des Plateaux - septembre 2010

 

“ Un spectacle très dépouillé car la volonté du créateur est de jouer là où on ne l'attend pas.”

La Voix du Nord – Février 2011

 

 

Don Quichotte, itinéraires d’un chevalier errant

“Une version délicate et ludique. Il réussit à rendre palpable la bascule troublante de Don Quichotte dans ses fantasmes.”

Rosita Boisseau – TéléramaSortir – Février 2009

Zoet

“... impeccable d’écriture et d’interprétation... Verièpe a su piéger le regard, l’obligeant à mesurer où conduit cette étrange douceur de l’adhésion héroïque...”

Philippe Verrièle – Danser – Mars 2007

Spinning

“ Entre ces trois interprètes, il y a un lien exceptionnel qui irradie les regards, un irrépressible et sensuel désir de danser à trois.”

Nicolas Six – Danser – Mars 2005

 

“ De la danse tout en douceur. Un trio des filles jouant sur une variété d’émotions souvent très intimes, passant d’une innocence ludique à une gravité pudique.”

Sonia Schoonejans – Ballet 2000 – Mars 2005

 

“ La pièce a l’élégance de suggérer le plaisir.”

Philippe Verrièle – Le journal des spectacles – Août 2005

 

 

KIPPEC

 “ Un étourdissant ballet basé sur la coordination et la duplication des gestes.”

M. N. – La Marseillaise – Février 1999

 

“Drôle et séduisant”

N. D. - La Voix du Nord – octobre 2001

Equipe

Yulia Zhabina (Danseuse et assistante), Bi Jia Yang  (Danseuse), Fran Sanchez (Danseur), Dorothée Goxe (Danseuse et assistante), Valérie Masset (Danseuse et assistante), Arielle Chambon (Costumière), Paul Zanbelt (Eclairagiste), Julien Catillo (Compositeur), Vlad Roda Gil (Compositeur), Jesse Schott (Acrobate), Lachlan Mc Aulay (Acrobate), Silvana Sanchirico (Acrobate), Emilia Saavedra (Danseuse), Sebastian Cuiza Galan (Danseur), Alexandre Nadra (Danseur), Antoine Arbeit (Danseur), Anthony Roques (Danseur), Caroline Filippec (Comédienne), Ingrid Thobois (Ecrivain), Philippe Lebhar (Danseur), Joanna Beulin (Danseuse), Mylène Lamugnière (Danseur), Sylvain Rembert (Danseur et assistant), Lucien Reynes (Acrobate), Clément Malin (Acrobate), Léo Blois (Acrobate), Fabien Maheu (Vidéo numérique), Ridra Rasoaveloson (Danseuse), Julie Galopin (Danseuse), Waldemar Krechkovsky (Danseur), Daphné Mauget (Danseur et assistante), David Lerat (Danseur), Bégonia Garcia Navas (Eclairagiste), Emmanuel Eggermont (Danseur), Claire Thièbault (Concepteur son), Berengère Chasseray (Danseuse), Emmanuelle Facquet (Danseuse), Thomas Lathi (Danseur), Laurie Giordano (Danseuse), Laëtitia Passard (Danseuse), Olivier Dubois (Danseur), Téo Fdida (Danseur), Morgane Letiec  (Danseuse), Paolo Provenzano (Danseur), Sebastien Ledig (Danseur), Nicolas Diguet (Danseur), Gaëtan Jamard (Danseur), Nicolas Priouzeau (Régisseur lumière), Jérémy Ghislain (Rigger)

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Contacts

Siège social
Cie DK 59
28 rue de la Paix 94250 Gentilly

Président
Bertrand Daunay

Directeur artistique
Gilles Verièpe
info@cie-dk59.com

Diffusion
Drôles de Dames (DdD)
Noëlle Géranton
Tél : 06 20 20 35 94 / noelle@dddames.eu

Administration et production
Anne Gégu
Tél : 06 11 17 63 85 / gegu.anne@gmail.com

Directeur Technique
Paul Zandbelt
Tél : 06 65 90 62 18 / fypc@sfr.fr

 

Rédaction des textes de la Cie DK59
Bertrand Daunay

Crédits photos

Frédéric Iovino (www.fredericiovino.com): Petite anatomie / Spinning / Zoet / Everglade / Don Quichotte, itinéraire d'un chevalier errant / Petite formes dansées / Gilles & Yulia / Le carnaval de Saëns / She-mâle / KUBE.

Morgane Acher : portrait de Gilles Verièpe.
Stéphane Bahic : Les éternels
Joseph Banderet : Rouge Chaperon, conte chorégraphique
Delphine Micheli : Architecture du hasard
Bruno Dewaele : Zich / Egon, Emma und Zich
Jean Marie Legros : KIPPEC / Mambo! / Phrygian Gates / For your love
Christiane Robin : L'homme est derrière son regard comme derrière une vitrine
Philippe Bernard : Emma / Egon, portrait(s) de famille